
C’est chaque fois la même chose, on désespère,

on trouve le temps long et l’hiver qui n’en finit plus.

Le jardin est monochrome sans saveur et sans senteur.

Les sons sont feutrés : l’hiver est silencieux à moins que le vent ne souffle.

Et puis tout d’un coup en l’espace de quinze jours tout se réveille et s’emballe,

la palette chromatique se diversifie,

ici le pourpre de la pivoine arbustive

ou celui plus rouge de la pivoine herbacée. Toutes deux nous promettent des moments de floraison intenses et éphémères.

Des senteurs nouvelles surgissent de la terre qui se réchauffe lentement,

des sons délicieux nous viennent de nos amis les oiseaux que l’on a nourri tout l’hiver.

Le printemps est bien là et c’est tant mieux.
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Ahah... Le Jardin de Marandon.